jeudi 23 mars 2017

L'abîme au bout des doigts de Olivia Billington

* Chronique de Julie *



"Et si, au lieu de fuir, on acceptait ce pouvoir ? Et si on s'en servait pour... se débarrasser de la vermine ?"



Auteur : Olivia Billington
Édition : Nats éditions
Genre : thriller, fantastique
Année de parution : 2017
Pages : 257








Résumé : 

Ailina et Gabriel sont unis par le sang, mais aussi par un étrange don. D'un simple contact, il repère les meurtriers. D'un simple contact, elle les élimine. Cependant, cette faculté secrète réclame son tribut.
Alors que Gabriel souhaite y renoncer, Ailina en jouit et s'égare... De rencontres en découvertes, sauront-ils faire face au danger ?

Avis :
Merci à Nats éditions pour ce service presse.

Lorsque j'ai lu le résumé, je me suis dit "pourquoi pas ?". Et bien, j'ai hélas eu tord... On entre ici dans une histoire sombre dès le départ. Après tout, leur pouvoir est de tuer les meurtriers. Malheureusement, l'histoire n'est pas juste sombre... elle devient de plus en plus noir au fil de la lecture voir glauque par moment et cela m'a vraiment refroidi (sans mauvais jeux de mots).

L'histoire aurait pu être vraiment pas mal, mais j'ai trouvé les personnages, très bien construit certes, mais dont les interactions semblaient presque impersonnelles. Je n'ai vraiment pas réussi à entrer dans leurs peaux. Et autant certains livres m'ont fait pleurer comme une madeleine ou rire intérieurement. Autant celui-ci n'a pas réussi à me transmettre ses émotions. Les seules passages qui ont pu entrainer une réaction chez moi, ont entrainé une sorte de déprime sur le monde, or je suis presque que sûr que ce n'était pas du tout le but recherché...

L'atout que j'avais trouvé à ce livre était le côté fantastique mais encore une fois on n'en apprend que très peu sur leur don, le peu que l'on sait est dans le résumé... ce qui est très dommage à mon goût.

Au final, j'ai hésité à arrêter de lire, à abandonner, mais je déteste faire cela, alors j'ai continué. Et la fin m'a vraiment disons... porté un coup. Je n'ai eu qu'une hâte : commencer un livre plus joyeux avant dormir...

Un livre tellement sombre qu'il en devient déprimant...

Mort sur la Jogne de Antoinette Bourquenoud


*Chronique de Sandrine*

"Célestin remarqua la légère hésitation de sa grand-mère. Il commençait à regretter de ne pas l'avoir interrogée plus tôt sur le passé de sa famille."

Auteur : Antoinette Bourquenoud
Éditions : Montsalvens
Genre : policier / historique
Année de parution : 2017
Pages : 251

Résumé : 

Paris, 8 juin 1782.
Un rendez-vous avec la dame qu'il espère conquérir, le bal que donne le roi Louis XVI en l'honneur de ses invités russes : la journée du jeune Célestin Frignac s'annonce exceptionnelle. Elle va l'être, au delà de tout ce qu'il pouvait imaginer ! Il prendra la route pour les Préalpes fribourgeoises, découvrira la vallée de la Jogne. Les réminiscences d'un drame vieux de vingt ans, un meurtre sordide : ses premiers jours à Charmey seront loin d'être aussi mornes qu'il le craignait !

Avis : 

Merci à l'auteur pour ce service presse.

Un jour, une bonne surprise m'attendait dans ma boite mail ! L'auteur Antoinette Bourquenoud que j'ai pu découvrir grâce à son premier livre "Tanao et le couple de brume" (voir par ici la chronique) m'a contactée pour me proposer de découvrir son second livre qui est d'un genre totalement différent du premier. J'ai accepté avec joie vu que j'avais gardé un très bon souvenir de ma lecture précédente.

L'auteur s'attaque ici au genre policier sous fond d'historique. Ce genre de livre est loin d'être ma spécialité mais avec sa plume fluide et très agréable à lire, elle a réussi à me transporter au 18e siècle dans la charmante région du val de Charmey que j'ai été enchantée de découvrir. Bien que ce soit un livre historique, l'auteur n'en a pas trop fait avec le vocabulaire d'époque. Il y a juste ce qu'il faut pour s'imaginer être dans la bonne période et que la lecture ne soit pas alourdie par ce vocabulaire peu habituel à l'heure d'aujourd'hui.

L'intrigue est rapide mais fluide. L'auteur arrive à mener son lecteur là où elle veut sans le perdre malgré la multitude des personnages au début du livre et le rythme soutenu de cette histoire. Les chapitres sont courts et de temps en temps un joli dessin accompagne le début du chapitre. J'ai trouvé cela vraiment agréable d'autant plus que le personnage principal dessine tout au long des pages. On peut alors facilement s'imaginer que ce sont ses dessins et cela donne encore plus de profondeur au contenu du texte.

Malgré un livre court, l'auteur réussit à faire en sorte que ces personnages ont une vraie personnalité et que l'on s'attache à eux. Il n'y a pas de longues descriptions pour ne pas casser ce rythme rapide et c'est tant mieux ! Comme Célestin, je voulais à tout prix connaitre la vérité au sujet du mystérieux secret qui entoure sa famille. J'ai eu peur pour lui à de nombreuses reprises.

Le final est surprenant. Je ne m'attendais pas à cela même si j'avais quelques idées en tête qui me sont venues au fil des pages. Cela est vraiment important pour moi car dans ce genre de livre, si on devine la fin avant d'avoir fini la lecture, le plaisir est quelque peu gâché ! C'est une très belle fin qui conclut à merveille cette intrigue.

Encore une fois, je suis sous le charme de la plume de l'auteur que j'ai été ravie de retrouver.

mercredi 22 mars 2017

Il était 3 fois : Boucle d'or et les trois ours



*Chronique de Sandrine*

Auteur : Christine Naumann-Villemin
Illustrateur : Laurent Simon
Éditions : Nathan
Genre : Album Jeunesse
Année de parution : 2016
Pages : 54



Résumé :

Un grand conte classique réinventé 3 fois... pour 3 fois plus de rigolade !


Avis :

Merci aux éditions Nathan pour ce service presse.

C'est un grand album jeunesse rempli de dessins aux couleurs vives. Les dessins en eux-même se m'ont pas beaucoup plu mais je pense qu'ils plairont aux plus jeunes grâce à leurs couleurs. Je les ai trouvé un peu trop brouillon pour mon oeil adulte.


L'auteur s'amuse à réécrire l'histoire de Boucle d'or et les trois ours de façon très originale.


Dans la première histoire, c'est un caniche qui découvre un nouveau foyer. Dans le seconde, il s'agit d'un inuit perdu sur la banquise. Et la dernière, l'auteur inverse les rôles entre la petite fille et les trois ours.


J'ai été étonnée du résultat. L'auteur change un seul élément de l'histoire mais cela change tout le reste ! C'est original. L'histoire qui m'a fait le plus sourire c'est la dernière ! 

 Une jolie façon de faire découvrir les contes de notre enfance aux plus jeunes.